Explication tours de magie

Disparition

Dans le journal est coupé soigneusement, avec un rasoir, un morceau carré permettant au corps de la personne de passer. Les caractères d'imprimerie cachent les solutions de continuité, et il faudrait examiner le journal attentivement et de très près pour se rendre compte de la chose.
En dessous de la partie découpée se trouve une trappe pratiquée dans le plancher de la scène, sur lequel sont répandues quelques gouttes de glu, afin que le journal fasse prise légèrement avec le plancher. La chaise est du modèle sans baguettes; le siège peut basculer, comme le montre la figure et la femme peut aussi passer entre les deux pieds de devant, c'est-à-dire disparaître dans le plus petit espace possible.
Attachée au dossier et presque invisible est une carcasse en fil de fer, destinée à retenir le voile autour de la tête de la commère , de telles façons qu'elle puisse se dégager sans agiter l'étoffe : c'est justement là où est le truc qui fait tant d'effet, c'est que, pendant la disparition, le voile reste immobile; on comprend pourquoi maintenant. Dès que la femme s’assoit, elle provoque, sans avoir l'air d'y toucher, le renversement de la carcasse, qui est peinte d'une teinte telle qu'elle n'est pas visible des spectateurs, et d'ailleurs au même moment le magicien jette le voile: ces deux opérations sont à peu près simultanées et passent inaperçues. Dès que le voile est en place, un ressort, mû par un machiniste, ouvre la trappe, la femme descend verticalement dans la profondeur du théâtre, quitte la plate-forme et la trappe remonte de suite, remet exactement en place le morceau de journal. Le magicien en enlevant le voile a soin de rejeter en arrière la carcasse.
Ce truc est présenté de diverses façons, mais le principe en est le même.
Et, comme on le voit, tout s'explique par un procédé d'illusion bien simple. La magie est simple comme le dit souvent un artiste du web.

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Apparition

Le guéridon est bien à jour, il est formé d'une mince tablette dans l'épaisseur de laquelle un oiseau même ne pourrait se loger. Comment expliquer cette apparition fantastique ? Notez que le magicien se contente de sourire, salue et la toile de la scène tombe, laissant le public charmé, mais désappointé de ne pouvoir connaître, ni deviner le secret de cette apparition.
Comme dans toutes les bonnes illusions, le secret en est fort simple et on saisira de suite le truc employé en examinant cette figure.
A l'endroit où repose le guéridon se trouve une trappe pratiquée dans le parquet, s'ouvrant extérieurement et dissimulée par un tapis coupé de la grandeur de la trappe et fixé sur elle. Sur le guéridon est une autre trappe un peu plus petite et toujours cachée par un tapis qui est coupé à l'intérieur, de la dimension de cette ouverture. Les tapis sont à dessins compliqués, de façon à cacher les solutions de continuité, d'ailleurs, à la distance où ils se trouvent, les spectateurs ne peuvent rien voir.
En dessous de la scène, suspendue à quatre cordelettes, se trouve une nacelle constituée par un fond et une bande circulaire maintenue par des ressorts à boudin très légers, on verra pourquoi dans un instant.
Les cordes de suspension placées autour de la trappe vont passer dans des poulies cachées dans le haut des pieds du guéridon (qui sont creux), reviennent par les pieds en dessous de la scène et vont s'enrouler sur un treuil, commandé par un machiniste.
La dame s'accroupit dans la nacelle et dès que le magicien a fait un signe, le machiniste tourne le treuil et la dame monte doucement. Elle pousse les portes de la trappe du plancher, puis celles de la table, et se met dessus en élevant peu à peu le tapis.
Je vous ai dit que la nacelle avait des ressorts à boudin. Lorsque cette nacelle est montée tout en haut, elle vient s'aplatir contré la tablette du guéridon. En effet, grâce aux ressorts, le cercle se tasse contre le fond et le tout est calculé pour qu'il soit contenu dans l'espace réservé au-dessous du guéridon, sans que rien ne décèle sa présence, de cette façon, il est impossible pour une personne non prévenue de pouvoir déceler le moyen employé pour produire l'illusion de la femme .